Le GDPR (Régulation globale sur la protection des données) arrive à grands pas (plus que 4 mois) et nombreux sont les articles qui s’intéressent à l’impact pour les entreprises, les changements de régulations et d’amendes, les risques pour les entreprises qui ne s’y plieraient pas, etc… Ce sur quoi on s’est moins concentré c’est l’impact sur les consommateurs et la manière dont ces derniers répondront aux mesures.

Une fois le GDPR en place, vous aurez le droit absolu de savoir comment vos données sont utilisées, stockées et décider si vous les voulez supprimées ou non. Mais en pratique, qu’en est-il ? Que se passera-t-il si tout le monde décide de retirer ses données en même temps ? Aurions-nous à faire à une situation de « comptes russes à Chypre » concernant les données ?

Pour les points positifs, nous connaissons les intentions de la population anglaise grâce à une enquête menée par SAS. Les résultats sont clairs et 15 pourcent de la population déclare vouloir exercer ses droits directement une fois le GDPR effectif (Mai 2018).

Près de la moitié de la population adulte (48 pourcent) prévoit d’user de ses nouveaux droits dans les mois qui suivent l’entrée en action du GDPR. L’enquête se concentre sur le sentiment national concernant les changements inhérents à la nouvelle régulation et s’y plier semble être une tâche titanesque pour les institutions dont le core-business sont les données. Comme le précise Charles Senabulya, vice-président et directeur national de SAS GB et Irlande : « Les données personnelles sont souvent stockées dans des milliers de bases de données et les institutions devront trouver, évaluer et catégoriser chaque donnée concernant chaque consommateur pour s’assurer d’être en règle. Compléter cette tâche représente une opportunité pour les organisations qui créent une nouvelle relation avec leur consommateurs basée sur l’intégrité, la compréhension et le respect de leurs choix personnels. Nous entrons dans une nouvelle ère des données qui requiert plus de fermeté concernant les données de consommateurs. Celle qui récompense les consommateurs tout en protégeant leurs droits à une vie privée. »

Une autre question peut donc être posée : Les gens vont-ils réellement vouloir partager leurs données avec des organisations ou marques ?

C’est ici que les choses deviennent délicates car, comme on peut s’y attendre, la plupart des gens n’ont pas envie de partager ces informations avec des institutions, mais les avis évoluent avec les générations. L’enquête suggère que les gens les plus à même d’envoyer une requête sont dans la tranche 45-54 ans alors que les intentions du groupe 18-24 sont bien moindres.

SAS a demandé aux consommateurs quelles étaient les informations qu’ils accepteraient de partager avec leurs marques préférées afin de bénéficier de services améliorés. Seule une minorité souhaite partager ce que ses amis et proches aiment ou n’aiment pas (5%), les détails concernant leur activité sur les réseaux sociaux (6%), les informations sur leurs sentiments ou émotions (7%), leurs informations sur les taux de crédit (8%), leurs préférences politiques (8%) et les leurs opinions sur la société (9%). Paradoxalement, 41 % seraient à même de partager des informations démographiques de base et 24% leurs données de contact.

Cette enquête suggère un changement d’attitude concernant les données personnelles chez les plus jeunes. En bref, plus vous êtes âgés, moins vous serez enclins à partager vos données personnelles.

(Source: http://www.information-age.com/gdpr-consumer-perspective-123467288/ image: CBC)